Pas de permis ? Soelis prévoit des minibus pour les vendanges 2026

Paul Savoyard

Minibus blanc prêt à transporter les vendangeurs dans le Jura

15 chauffeurs de minibus figurent parmi les postes recherchés pour les vendanges 2026 dans le Jura. L’association prévoit d’emmener jusqu’aux vignes les personnes sans permis : un frein très concret disparaît pour celles et ceux qui veulent travailler pendant la récolte.

La campagne avait démarré à la mi-juin avec un objectif de 600 vendangeurs. Au moment de la déclaration, 150 candidatures avaient été reçues. La demande reste donc large, surtout avant le gros de la récolte.

Sans permis, le minibus ouvre l’accès aux rangs de vigne

Les vendanges demandent d’être présent là où les raisins sont récoltés, parfois loin des trajets habituels. Le transport organisé par l’association répond à cette contrainte simple : vous pouvez candidater sans disposer d’une voiture ni d’un permis.

Les postes proposés ne se limitent pas à la coupe. Il faut des coupeurs, des porteurs et des chauffeurs pour conduire les minibus. Ces rôles font tenir la journée de vendange, du départ vers les parcelles au retour des équipes.

Le recrutement vise tous les profils dès 16 ans, sans diplôme minimum demandé. Le travail reste physique et collectif, mais l’accès ne passe pas par un niveau d’études ou un parcours viticole déjà établi.

Les premières semaines de septembre concentrent les besoins

Autour du 17 août, les vendanges étaient attendues près de Lons-le-Saunier pour les crémants. La période la plus intense devait ensuite se jouer durant les premières semaines de septembre.

Ce calendrier explique l’ampleur du recrutement. Vous pouvez viser une mission qui suit le rythme de la récolte, avec des contrats proposés sur une base de 35 heures par semaine, soit sept heures par jour en moyenne.

La météo garde son mot à dire. Thierry Bonnot, président du Comité interprofessionnel des vins du Jura, annonçait une récolte 2026 supérieure à celle de 2025, sous réserve des conditions des semaines suivantes.

450 personnes recrutées l’an dernier, 600 recherchées pour 2026

L’an passé, l’association avait recruté 450 vendangeurs et travaillé avec une cinquantaine de viticulteurs jurassiens. Le cap fixé pour 2026 montre que les besoins de main-d’œuvre ont changé d’échelle.

Pour les exploitations, l’intérêt est aussi pratique : les vendangeurs sont salariés par la structure. Les viticulteurs lui versent une cotisation annuelle comprise, en moyenne, entre 60 et 150 euros.

Chaque personne employée coûte en moyenne 20 euros par heure travaillée au viticulteur. Le dispositif ne promet donc pas une vendange à bas prix ; il organise le recrutement, les contrats et le déplacement des équipes.

RSA, mineurs, hébergement : des règles qui élargissent le recrutement

Les bénéficiaires du RSA peuvent cumuler cette allocation avec leur salaire de vendangeur. Pour vous, cette possibilité évite que la mission soit pensée comme un choix binaire entre revenu d’activité et aide existante.

Les mineurs reçoivent 100 % du Smic horaire. C’est un repère clair pour les jeunes candidats et leurs familles, dans un emploi saisonnier où les conditions de rémunération doivent rester lisibles.

Une centaine de places d’hébergement est prévue pour les personnes venant de loin, en France ou de l’étranger. Le logement et le transport répondent à deux obstacles très ordinaires des travaux saisonniers : rejoindre le lieu de travail et y rester pendant la mission.

Les sessions du 3 au 7 août sont déjà passées

Des sessions collectives de recrutement étaient prévues du 3 au 7 août. Cette séquence est maintenant passée, mais elle montre que les candidatures ont été organisées en rencontres collectives plutôt qu’en simple dépôt de nom.

La campagne repose sur une idée nette : les vendanges ont besoin de bras, mais aussi de porteurs, de chauffeurs, de contrats et de solutions de trajet. Vous ne choisissez donc pas seulement un travail de coupe ; vous entrez dans une équipe dont chaque poste permet à la récolte d’avancer.

Dans les vignes jurassiennes, la récolte se joue dans le temps court des raisins mûrs. Un minibus, un lit disponible ou un contrat de sept heures par jour n’ont rien d’anecdotique : ce sont les conditions concrètes qui permettent aux équipes de rejoindre les rangs et de travailler dans un cadre salarié.