200 bouteilles par an : l’huile d’olive qui élargit l’horizon du domaine B & B Bouché

Paul Savoyard

200 bouteilles par an

Environ 200 bouteilles par an : c’est le format choisi pour la première huile d’olive du domaine B & B Bouché. Cette année, l’exploitation de La Digne-d’Aval la commercialise pour la première fois, après avoir longtemps gardé ses premiers jus faute de volume.

Le geste prolonge une histoire de vigne, mais il répond aussi à des parcelles que la vigne ne pouvait plus occuper. Si vous cherchez une huile née sur place, celle-ci vient uniquement des olives cultivées par la famille.

Des parcelles trop accidentées pour la vigne

Près de trois hectares d’oliviers poussent entre La Digne-d’Aval et La Digne-d’Amont. Ils ont été plantés sur des terres laissées vacantes, trop accidentées pour accueillir encore de la vigne, selon Paul Bouché.

Le choix est net : ces sols ne restent pas sans usage. Vous y voyez une autre culture prendre place, sans quitter les terres de l’exploitation.

Un premier pressage il y a quatre ans, puis des récoltes plus fournies

Le premier pressage est intervenu il y a quatre ans. Le jus était alors conservé au domaine, car le volume ne permettait pas encore une mise en vente.

Les récoltes ont ensuite gagné en quantité, année après année. Vous comprenez ainsi pourquoi cette bouteille arrive seulement maintenant sur les tables : elle suit le rythme patient des oliviers.

20 euros la bouteille pour une cuvée volontairement rare

Cette huile est vendue 20 euros la bouteille. La production reste limitée aux alentours de 200 bouteilles par an, ce qui laisse peu de place à une diffusion large.

Ce format donne une valeur concrète au projet : chaque flacon dépend de la récolte des arbres du domaine. Si vous en ouvrez une bouteille, mieux vaut la réserver à une cuisine simple, où son origine garde toute sa place.

Après quatre générations de vignerons, un autre fruit sur les terres familiales

Les frères Bouché sont vignerons depuis quatre générations. Leur exploitation familiale est née en 1920, et Paul en est aujourd’hui gérant associé avec ses frères.

L’huile d’olive n’efface donc rien de cette histoire viticole. Elle élargit le travail familial sur des parcelles où la vigne ne trouvait plus sa place, avec une production limitée qui reste à l’échelle de ces terres.

Une bouteille à garder pour les usages qui comptent

Cette cuvée ne promet pas une révolution de la table. Elle raconte plus simplement comment des oliviers ont trouvé leur place sur des pentes délaissées, puis comment leurs fruits ont fini par remplir quelques bouteilles.

À l’heure du repas, vous pouvez la laisser parler sans la surcharger : un filet sur un plat sobre suffit. Avec ses 200 bouteilles annuelles, elle garde le goût d’un projet mené lentement, récolte après récolte.