Au 46, rue Docteur-Veyrat, le musée propose un parcours consacré aux gestes de la vigne. À Montmélian, le musée ne prolonge pas l’été par une simple visite : il relie la vieille ville, les vestiges militaires et la forêt à ce que le vignoble raconte encore.
Le livret « Les rendez-vous de l’été » a réuni ces propositions au cours de l’été 2026. Les visites des vestiges du fort, annoncées les 7 et 21 août, sont maintenant passées, mais leur point de départ donne une bonne clef de lecture : la reproduction du plan-relief de 1693.
Du plan-relief de 1693 aux vestiges du fort : regarder la ville autrement
La visite des vestiges du fort commence autour de ce plan-relief de 1693. Ce choix évite de réduire les ruines à un décor : avant de marcher vers les traces du fort, on regarde comment la ville était pensée et représentée.
Les visites guidées de la vieille ville figuraient elles aussi dans le programme estival. Si vous connaissez déjà les rues de la commune, ce détour par le musée remet les lieux dans une continuité plus large, entre habitat, défense et paysages viticoles.
Le fort ne prend pas toute la place. Il sert de seuil à une visite où l’histoire locale se lit aussi dans les outils, les bouteilles et les objets conservés dans les salles du musée.
« Entre les branches » : la forêt entre dans le parcours
L’exposition « Entre les branches » et les ateliers créatifs autour de la forêt ont déplacé le regard vers une matière très présente dans les paysages alpins. Pour les familles comme pour les curieux, cette entrée par les arbres offre un autre chemin que la seule histoire du vin.
Le musée aborde aussi la biodiversité et le réchauffement climatique. Ces deux sujets ont leur place dans un parcours sur la vigne, car ils ramènent le visiteur à des réalités de culture plutôt qu’à une vitrine figée.
On comprend alors mieux la cohérence du programme : le végétal, la pierre et la mémoire du lieu se répondent. Vous pouvez venir pour les anciennes machines et repartir avec des questions très actuelles sur ce qui pousse autour des parcelles.
Des outils : le vin se raconte par le travail
Ouvert en 1999, l’établissement a été entièrement rénové en 2018-2019. Sa collection de machines, d’outils et d’objets anciens issus de la région donne de l’espace aux histoires du territoire.
Cette collection vaut mieux qu’un alignement d’objets. Elle permet de voir que le vin commence bien avant le verre : dans les gestes, les contenants et le matériel dont dépend le travail quotidien.
La rénovation a aussi rendu l’ensemble plus simple à parcourir. Un élévateur dessert toutes les parties du musée, sauf les caves ; si vous avez besoin de cette accessibilité, cette limite mérite d’être connue avant la visite.
Le jeu des arômes ouvre la porte aux petits comme aux grands
Les ateliers de découverte des saveurs et les visites guidées faisaient partie des animations signalées pour l’été. Un second atelier de découverte des arômes était annoncé le vendredi 8 août, date maintenant écoulée.
L’atelier « devin’arômes » était présenté comme ouvert aux petits et aux grands. C’est une bonne porte d’entrée : vous n’avez pas besoin de maîtriser le vocabulaire du vin pour mettre un mot sur une odeur ou une sensation.
Cette approche garde les pieds sur terre. Les arômes ne sont pas un concours de réponses parfaites ; ils donnent surtout des repères pour mieux regarder, sentir et comprendre ce que le parcours expose.
5 € au plein tarif : une visite qui se prend sans se presser
Le plein tarif est fixé à 5 €, contre 3 € au tarif réduit. Des audioguides existent en français, en anglais, en allemand et en italien, ce qui aide chacun à avancer à son rythme.
Le lieu porte les labels Vignobles & Découvertes, géopartenaire du Géoparc du Massif des Bauges, et lauréat des Iter Vitis Awards 2019. Ces repères éclairent son inscription dans un territoire de vigne et de relief, sans faire oublier ce qui compte dans les salles : les objets et les récits qu’ils portent.
À la sortie, on garde en tête un plan ancien, une odeur cherchée dans un atelier et la fraîcheur des caves. Voilà une visite à faire lentement, en laissant les outils parler avant de prolonger la journée autour d’une table, avec modération.






