De l’eau au logement, les chantiers qui redessinent le Haut-Bugey

Paul Savoyard

De l’eau au logement, les chantiers qui redessinent le Haut-Bugey

Plus de 100 millions d’euros sont annoncés pour l’eau et l’assainissement, avec un programme de travaux à mettre en ordre. Élu le 9 avril 2026, Damien Abad place ce dossier en tête de ses priorités. L’enjeu touche au quotidien des habitants, mais aussi la capacité du territoire à corriger des retards accumulés.

Le président élu avec 48 voix contre 30 veut avancer sur quatre fronts : l’eau, l’industrie, l’aménagement et des services davantage présents sur le terrain. Vous ne lirez donc pas une simple feuille de route administrative : l’eau, le logement et l’activité locale y sont liés.

100 millions d’euros pour remettre l’eau au centre

Le montant annoncé représente environ huit millions par an. Les investissements doivent être engagés avec l’agence de l’eau et l’État, puis un planning de priorisation doit être présenté à l’automne.

Le chantier est concret. Deux communes restent sans station d’épuration, tandis qu’un contentieux européen concerne le Plateau d’Hauteville. Pour vous, la promesse de stabiliser les prix de l’eau sans hausse tarifaire dépendra donc de cette remise à niveau.

Pourquoi la rupture de canalisation de mars 2026 pèse-t-elle autant ?

Après cette rupture de fin mars 2026, un système de dérivation est à l’étude. Il ne règle pas à lui seul l’ensemble du réseau, mais il montre que le sujet dépasse les factures : une canalisation défaillante peut vite devenir un problème de service public.

Le rattrapage des retards de facturation complète ce dossier. L’objectif annoncé est clair : remettre de l’ordre sans demander aux usagers de payer davantage.

Six alternants sans entreprise : l’industrie attend des réponses

Le virage vers le plastique intelligent, la qualité et l’innovation doit être accentué. Ce choix vise à donner une direction économique plus précise, alors que six alternants de l’Insa n’ont pas d’entreprise d’accueil.

Le chiffre est modeste, mais il raconte un manque de lien entre formation et emploi. Vous mesurez ici le défi : former localement ne suffit pas si les entreprises ne peuvent pas accueillir les jeunes sur place.

L’agglomération veut ainsi retrouver son rôle de pilote économique du territoire. Le cap mérite d’être jugé sur des partenariats et des débouchés, pas sur une formule de tribune.

Le PLUi-H a reçu deux avis négatifs : le logement revient au premier plan

Le futur PLUi-H a reçu deux avis négatifs. Le président prévoit un tour des communes à la rentrée avec le vice-président Philippe Emin, afin de reprendre ce dossier au contact des élus locaux.

Le but affiché est de permettre aux nouvelles générations d’accéder au logement sur le territoire. Il veut aussi mettre fin aux terrains constructibles qui restent inutilisés pendant des années. Vous y voyez une question très simple : des règles d’urbanisme n’ont de portée que si elles aident réellement à bâtir et à habiter.

Des services publics plus proches du terrain ?

L’eau, les déchets, le sport, la culture, le tourisme et l’urbanisme relèvent des compétences citées pour les services de l’agglomération. Cette liste dessine une action large, mais la priorité donnée au terrain oblige à relier chaque compétence à un besoin visible.

Damien Abad a aussi confirmé qu’il restait concentré sur ce mandat et écartait une candidature à une élection nationale. La suite se jouera donc ici : des canalisations à réparer, des terrains à mobiliser, des alternants à accueillir. Pour vous, le bilan commencera avec ces résultats très concrets.