87 actions prioritaires et un financement global de plus de 15 millions d’euros : le contrat eau et climat Bugey Sud 2026-2027 met l’eau au centre des décisions locales. Signé le 18 juin, il associe la communauté de communes, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Département de l’Ain.
Le cap est clair : préserver la ressource et préparer le territoire au changement climatique. Pour les habitants, cela touche l’eau du robinet, les rivières, les marais et les équipements qui traitent les eaux usées.
87 actions pour relier les marais, les rivières et l’eau du robinet
Le programme ne s’arrête pas aux cours d’eau visibles depuis les berges. Il rassemble la protection des milieux humides, l’alimentation en eau potable, l’assainissement et les économies d’eau. Vous retrouvez donc dans un même cadre les usages quotidiens et la santé des milieux naturels.
Le contrat prolonge des actions menées sur les bassins versants du Furans, du Gland et du Séran. L’Arène et la Seytive figurent aussi parmi les secteurs concernés, avec le marais des Hotteaux.
Cette logique évite de traiter chaque problème séparément. Une rivière, un marais et un réseau d’eau potable dépendent de la même ressource ; vous ne pouvez pas durablement protéger l’un en oubliant les autres.
6 800 hectares de zones humides à garder dans le paysage
Le territoire compte 6 800 hectares de zones humides et 400 km de cours d’eau. Ces chiffres donnent une mesure concrète de l’enjeu : l’eau ne se limite pas à une canalisation ou à une station d’épuration.
Les quatre rivières principales citées sont le Gland, le Furans, l’Arène et le Séran. Elles dessinent un réseau que les actions prévues cherchent à préserver, alors que les étés plus secs rendent la sobriété des usages plus pressante.
Les marais ne sont pas un décor de bord de route. Ils font partie de la réponse retenue par la collectivité, car préserver l’eau suppose aussi de préserver les lieux où elle circule et demeure.
Pourquoi la station d’épuration de Culoz entre dans le contrat
Le remplacement de la station d’épuration de Culoz figure parmi les opérations annoncées. Une aide spécifique de 800 000 € lui est réservée dans le montage financier.
Ce choix montre que le contrat parle aussi d’infrastructures. Vous pouvez économiser l’eau à la maison, mais l’assainissement reste une affaire collective : il conditionne la manière dont le territoire traite les eaux utilisées.
Le dispositif intègre donc deux gestes qui doivent avancer ensemble : sécuriser l’alimentation en eau potable et améliorer le traitement des eaux usées. C’est une approche plus solide que de ne regarder qu’un seul réseau.
Plus de 15 millions d’euros : qui finance les travaux ?
La communauté de communes porte la part la plus élevée, avec 8 357 704 €. L’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse apporte 4 875 372 €, tandis que le Département de l’Ain prévoit 1 768 745 €.
Le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes participe à hauteur de 48 253 €. Le programme a été construit avec le Conservatoire d’espaces naturels de l’Ain et l’association Eaux et rivières du marais, ce qui place les milieux humides au même niveau que les réseaux techniques.
Pour vous, ces montants racontent surtout une méthode : les travaux annoncés ne reposent pas sur un seul acteur. Le contrat s’inscrit dans le 12e programme « Sauvons l’eau 2025-2030 » de l’Agence de l’eau.
La sobriété des usages devient une réponse locale aux étés secs
Le texte prévoit de favoriser les économies d’eau et la sobriété des usages. La formule paraît large, mais elle prend ici un sens précis : sécuriser l’eau potable sans séparer cette question de l’état des rivières et des marais.
Le budget annexe eau de la collectivité comprend aussi une provision pour risque de contentieux de 2,13 M€. Ce montant ne fait pas partie du financement détaillé des actions, mais il rappelle que la gestion de l’eau engage aussi la collectivité sur le plan financier.
Vous ne verrez pas les 87 actions de la même façon selon votre commune ou votre usage de l’eau. Pourtant, le fil reste le même : faire tenir ensemble les besoins du quotidien, les équipements publics et les milieux qui composent ce territoire.
Dans les années couvertes par ce contrat, l’enjeu sera de transformer ces engagements en travaux et en usages plus sobres. L’eau potable arrive au robinet sans bruit ; les rivières et les marais, eux, rappellent que cette facilité dépend d’un équilibre à entretenir, saison après saison.






